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PLATE-FORME COMMUNE PROPOSITIONS DE LA FILIERE APICOLE
Structures nationales participantes :
– ANERCEA - CNTESA - Coopérative France Miel – Commission apicole de la Confédération Paysanne - FEDAPI - FNOSAD - GPGR - SNA - SPMF - UNAF
Objectifs de cette plate-forme commune :
Dans le cadre de la mission sur l’apiculture du Député, Martial SADDIER, mission confiée par le Premier Ministre suite au Grenelle de l’environnement, les organisations apicoles ont décidé qu’une liste de propositions qui font consensus soit établie et présentée à l’occasion d’une entrevue avec M. SADDIER avant que celui-ci n’ait fini de rédiger son rapport (rdv souhaité : début juin).
PROPOSITIONS concernant le développement et la structuration de la filière apicole pour lesquelles il y a consensus des organisations syndicales cosignataires
v Structuration de la filière : l’interprofession
Les cosignataires sont favorables à la création d’une interprofession au sein de la filière Apiculture.
Accord de principe sur la nécessité de créer une interprofession dont l’une des principales missions sera de réunir les moyens pour faire face aux difficultés actuelles de maintien du cheptel et donc pour préserver les capacités de production afin d’enrayer la disparition progressive des miels de France sur les linéaires. D’autres missions dont se chargera l’interprofession apicole devront être définies au cours des prochaines réunions sur ce sujet.
Il est proposé que les quatre structures syndicales apicoles suivantes : Commission apicole de la Confédération paysanne, SNA, SPMF et UNAF soient représentées dans le collège producteur de cette interprofession. Elles n’optent pas à ce jour pour un calcul de représentativité sophistiqué. L’idée simple de proposer trois sièges par structure dont deux seraient obligatoirement pourvus par des représentants ayant le statut d’apiculteurs professionnels et un libre (professionnel, pluri-actif ou amateur) est avancée. Cette modalité donnerait un poids majoritaire aux professionnels.
En tout état de cause, contrairement à ce qui a été proposé ci-avant (3 représentants pour chaque organisme), même si un calcul de représentativité des organisations était adopté, la base de ce calcul devrait être disjointe de la base de prélèvement des cotisations qui financeront cette nouvelle interprofession.
Le mode de calcul des cotisations devra être basé sur 3 supports : les apiculteurs, le produit miel et les ruches. De plus, il est essentiel que toutes les familles de la filière (amont et aval) y participent avec des modalités différentes dans les modes de prélèvement.
Il est également acté que les actions et les activités de l’interprofession doivent être déconnectées de l’origine des cotisations (producteurs ou conditionneurs, catégories d’apiculteurs...).
v Structuration de la filière : l’institut technique
Les cosignataires sont favorables à la qualification du CNDA en institut technique. L’objectif général auquel devra répondre l’institut technique qualifié sera de mener et/ou coordonner des travaux scientifiques et techniques pour proposer des solutions afin d’améliorer les conditions de production de la filière et ceci dans les domaines spécifiques tels que : les pathologies apicoles, l’élevage et la sélection des abeilles, la qualité des produits de la ruche, les pratiques générales apicoles…
En outre, le futur institut technique aura donc un double rôle : celui de coordination des ADA (associations régionales de développement apicole), actuels pôles de compétences régionaux de développement, d’expérimentation et d’assistance technique aux apiculteurs, d’une part, et la réalisation de travaux techniques d’envergure nationale d’autre part avec les structures techniques spécialisées : ANERCEA, FNOSAD et GPGR.
L’institut technique se dotera d’un CST (Conseil scientifique et technique) qui lui sera propre, proposé par la profession à l’administration, composé entre autres d’experts scientifiques et techniques en apidologie.
v Structuration de la filière : financement des deux outils de la filière apicole l’Interprofession et l’Institut technique
Au delà des financements à venir provenant de la cotisation interprofessionnelle cités précédemment, d’autres pistes de financements sont proposées :
Concernant les sommes prélevées au titre du Développement Agricole et Rural (taxe DAR) et compte tenu de leur augmentation sensible pour les exploitations apicoles par rapport à la taxe ANDA « historique », les cosignataires demandent à ce que la filière apicole bénéficie d’un retour financier à la hauteur du rôle de l’abeille dans la pollinisation des cultures et le maintien de la biodiversité. Ce retour pourrait se faire sur les enveloppes destinées aux instituts et aux Chambres d’agriculture au travers d’une ligne budgétaire globale fléchée pour le développement apicole par le ministère et la profession agricole.
La filière apicole française bénéficie du règlement européen 797/2004, les apiculteurs demandent que la participation directe de l’État dans ce règlement (soit actuellement seulement 1 000 000 € sur 5 500 000 € de budget) soit augmentée.
Relation entre les filières agricoles et l’apiculture De nombreux produits agricoles (fruits, légumes, oléoprotéagineux) sont concernés par la pollinisation entomophile en particulier par les services rendus de l’abeille domestique et par le travail des apiculteurs. Il serait tout à fait envisageable de réfléchir à une participation financière de ces filières au développement de la filière apicole. Cela nous ramène à affecter une part supplémentaire des fonds ADAR.
PROPOSITIONS concernant différentes thématiques apicoles pour lesquelles il y a consensus des organisations syndicales cosignataires
v Santé de l’abeille : intoxications, pathologies et prédateurs
Ces moyens de lutte doivent respecter les qualités intrinsèques et le caractère naturel des produits de la ruche. Il est également important que des nouvelles méthodes de lutte contre les pathologies pour l’apiculture biologique soient développées en apiculture.
Dans ce domaine, le travail déjà réalisé sur ruchers et les plans de lutte mis en place dans certains départements du Sud-Ouest doivent être analysés et validés puis communiqués à l’ensemble des préfectures du territoire afin de limiter l’impact et l’extension de cet insecte invasif.
Les sous-propositions sont les suivantes : 1- la nécessaire prise en compte dans les procédures d’homologation au niveau européen des nouveaux tests mis au point en France sur l’évaluation des risques pour l’abeille ; 2- le respect des directives européennes sur la persistance des produits phytosanitaires dans les plantes et les sols par exemple ; 3- une amélioration des relations entre les apiculteurs et les agriculteurs permettrait une meilleure compréhension mutuelle des besoins de chaque famille. |