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Apiculture et OGM

 

Situé en plein cœur de l’application des essais et cultures OGM le syndicat des apiculteurs du Puy-de-Dôme suit de près ces problèmes.

 

Un débat citoyen sur les OGM organisé par le Conseil Régional a eu lieu d’avril à mai sur les 4 départements de la région Auvergne. Un débat sur Clermont-Fd a clôturé cette 1ère série de réflexions ouverte au public.

Au cours de ce débat ont été abordés les problèmes suivants :
-        
OGM quel avenir ?
-        
Peur et santé publique.
-        
Cultures bio – conventionnelle – OGM, quelle cohabitation possible ?
-        
Quels intérêts réels pour « Industriels » - « Agriculteurs » ou l’environnement.

 La position du Syndicat de l’apiculture française se résume de la façon suivante.
-        
Le consommateur refuse la consommation d’OGM, pourquoi des firmes imposent-elles un principe conduisant le consommateur à n’avoir plus que ce choix.
-        
L’apiculture basée sur l’éthique du Naturel s’oppose donc à ce dictat.
-        
Après avoir subi les terribles revers des produits chimiques de l’agrochimie, l’apiculteur serait voué à la disparition en cas de pollution OGM, car la plupart des OGM cultivés dans le monde se fait pour produire un insecticide et ils ne subissent aucun test abeilles avant leur mise sur le marché.
-        
Toute agriculture conventionnelle ou bio s’avère incompatible avec la culture OGM.

 Le rayon d’action des abeilles ayant une distance connue d’au moins 7 km d’où disparition de la profession d’Apiculteur, ce qui ne peut être accepté sur le plan professionnel et environnemental, l’abeille étant la sentinelle de l’environnement.

 

 Débat républicain sur OGM
Questions et réflexions d’un apiculteur (Joseph Beaussaron) ayant participé aux débats

 

 

Questions souhaitées et non posées

 

Réponses et interrogations personnelles

I- Quelles différences entre génétique et OGM (transgénétique)

-         Génétique : amélioration par sélection naturelle (sans risque pour les écosystèmes et la consommation)

-         Transgénétique : Manipulation entre organes vivants, voire entre organes vivants et dérivés ou chimiques (désherbants, antibiotiques, par ex.)

 

II- Quels risques pour la santé de toute la chaîne consommatrice ?

-         On ne prend en compte que la santé humaine (vue à court terme) on considère les risques environnementaux comme nuls car non pris en compte dans les protocoles d’étude.

 

III- Quels avantages pour l’agriculture ?

-         On parle d’économie d’eau (mais les expériences menées ne vont encore pas en ce sens sur maïs).

 

1) Quel intérêt pour une plante (ou famille de plantes en cas de dérive) à résister à un désherbant ?

-         Si l’on souhaite résister à un de ces produits c’est bien il me semble pour pouvoir l’utiliser sans aucune mesure ou j’attends une explication et réponse.

 

2) Produire un antibiotique

-         Intérêt médical du ressort de la production en laboratoire, car produit en masse et en permanence, il y aura consommation continue avec immunorésistance. Quelle finalité ?

 

3) Résistance à la sécheresse ?

-         La sélection (précoce ou tardive par exemple), adaptée aux sols et climats doit en partie répondre à ces critères.    
Une meilleure pratique doit aussi compenser. Certains modes de travail permettent déjà une économie de 40 %.

 

IV- Quelle coexistence ?

Y a t-il coexistence possible entre agriculture OGM et BIO.

Brèves réponses : zones tampons de 400 m !!!

-         Les producteurs BIO s’insurgent.

-         Les apiculteurs nient la possibilité de coexistence : les insectes pollinisateurs influent jusqu’à 7 km, les vents jusqu’à 20 km.

-         Les producteurs OGM ont déjà fait entendre qu’ils demanderaient la suppression des ruchers. Ce qui entraîne la question suivante :

 

V- Que fait-on des insectes pollinisateurs ? Quelques 250 espèces connues…

-         Les supprime-t-on ? par l’OGM qui les tue directement ou autre ?

Quel environnement demain ?       

Inacceptable au niveau
apicole et cynégétique
.

-         Retour à la question II.

 

VI- Qu’assure t-on ?

La loi prévoit une assurance paysanne et non industrielle

-         Rien : tel est la réponse.

Car on n’assure qu’un risque connu et démontré.

Ce n’est donc plus au « pollueur » potentiel d’estimer un risque mais au « pollué » d’en apporter la preuve.

Drôle de législation ? à l’encontre de la constitution qui instaure un principe de précaution.

Cette approche OGM serait-elle inconstitutionnelle.

 

VII- Quelles attentes du public ?

70 à 80 % refusent la notion de consommation OGM, avec la question : pour survivre, l’agriculture doit-elle produire ce qu’à prime abord on ne voudra pas lui acheter ?

-         De nombreux produits OGM mis sur le marché sont refusés par le circuit de la consommation (cahier des charges refusant les OGM)

-         Alors, un débouché économique jusqu’à quand ?

Ex. : produit Label, produit BIO

-         Charges commerciales de gestion et contrôle des filières s’ajoutant, l’intérêt de l’agriculteur jusqu’où et combien de temps.

 

VIII- Quelle recherche demain ?

Aujourd’hui on recherche semble-t-il le brevet sur tout pour obtenir le contrôle en peu de mains des flux financiers.

-         Dénonce au nom de l’étique sur le droit des peuples.

Demain, plutôt que de s’acharner à vouloir lutter contre des semenciers, Limagrain pourrait axer ses recherches sur les plantes et insectes mal connus voire inconnus pour une approche dite « BIO » que nous préférons appeler « NATURELLE ».

Un travail formidable et sûrement rentable autant sur le plan financier que pour l’Humanité dans son environnement.

 

IX- Quels devoirs politiques ?

Assurer par les décisions d’aujourd’hui la biodiversité de demain, la transmission de notre patrimoine environnemental aux générations futures

-         Le politique doit assumer :

1) Le respect de la liberté demandée au cours de ce débat républicain. Mais qu’il prenne garde, ce n’est pas la liberté du plus beau, du plus puissant… mais la liberté de la démocratie.

Celle qui s’arrête au moment où elle gêne l’autre.

2) La volonté du peuple qui le mandate et non la volonté d’un groupe.

 

Il faudra se souvenir d’un MAI 05, les apiculteurs s’en souviennent et ils continueront.